Cher Léon
Cher Léon
Par Manuela Wyler
Aperçu du livre
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16 avril 2016: Mais Perrin vous ne vous reposez jamais ? Nathalie cherche à se loger.

Cher Léon, Cher Grand-Papa,

Là où tu es y-a-t-il des amis, des copains, c’est une véritable question, alors prends ton temps pour y répondre; en attendant je vais te raconter une histoire, pas la mienne, celle-là tu la connais mais l’histoire de mon amie Nathalie.

Laquelle de Nathalie ? Nathalie  pas-de-bol- la-tuile- c’est-pour-elle ou Nathalie la-fille-qui-est sévèrement-burnée-même-si-les filles-n’en-n’ont-pas. Non ni ma belle, fille, ni ma cousine-dont-je-n’ai-jamais-de-nouvelles-ni , ma Coquillette, ni Nathalie-ze-parisienne. T’as compris Nathalie de Paris , cette Nathalie là.

Je ne peux te faire un résumé des épisodes précédents, ça me prendrait la nuit, mais sache juste que c’est une amie, une vraie. Une rencontre des réseaux sociaux, qui est devenue une rencontre dans la vie la vraie.Oui elle parle à Dieu , un dieu de tous pas juste le sien .

Et la pauvre, (meskhina diraient les séfarades) avec ses deux enfants elle vient d’apprendre que son proprio, un sans coeur veut reprendre l’appartement qu’il lui loue depuis 12 ans. Alors ce papier d’huissier, plutôt qu’un courrier sympa, un appel amical ça l’a mise en panique elle et ses adolescents, eux et leurs copains, elle et nous. On essaie de l’aider parce que l’immobilier à Paris c’est un peu le Marché Saint Pierre où tu cherches un coupon de soie pour le prix d’une cotonnade. Tu saisis?

Elle gagne bien sa vie, assez pour se loger et s’occuper de ses enfants. Toute seule, sans aide d’un père aussi nul qu’absent. Voir plus nul et plus absent. Bref elle mérite un coup de main, un coup de pouce du destin, alors j’ai pensé à toi. Toi qui a toujours été généreux, toi Léon, le fils d’Emmanuel, toi qui a donné pour boiser des forêts, construire des jardins d’enfants, des maisons pour des vieillards. Toi tu dois bien connaitre quelqu’un qui gère un ou plusieurs parcs privés ou public, qui pourrait lui octroyer un T3, rien de fancy, rien de luxueux mais un toit pour elle et ses deux enfants. si oui tu la contactes directement là  ou en message privé ou tu m’écris et je transmets mais moi c’est plus aléatoire, vue mon actualité.

Bon je te donne de mes nouvelles, hier matin très bien et l’après -midi, non pas de douleurs nouvelles, mais l’apparition de la torpeur et de la somnolence. J’attends la confirmation aujourd’hui pour savoir si c’est le coma qui se pointe ou juste mon corps qui fait une blague.

Je t’embrasse grand-papa et n’oublie pas ma question.

A plus tard je promets j’essaie de revenir avec les photos.

 

 

1 Commentaire

  1. Catnatt

    16 avril 2016 - 6 h 44 min
    Reply

    Cher Léon,

    On ne se connait pas, mais je tenais à te dire que ta petite fille est probablement la combattante la plus tenace que j’ai jamais rencontré.

    On s’est rencontré sur les réseaux sociaux, on voulait mettre un terme aux agissements de petits fachos avec Laurence et Lise. On a pas réussi, mais on s’est plus quittées après. Enfin en mode réseaux sociaux, tu vois ?

    On a pas toujours été d’accord ta petite fille et toi. C’est qu’elle a un sacré caractère, mais je ne t’apprends rien. Bon, moi aussi, j’ai mon caractère de ritale un peu bornée. Mais, tu vois cher Léon, le truc des filles à caractère et à bienveillance chevillée au coeur, c’est qu’il y a toujours du respect. Et du respect, j’en ai une tonne pour ta petite fille.

    Je me revois sur ce quai de train apercevant Manuela et me jetant dans ses bras. Parce que je l’adore, parce que j’étais folle de joie de la voir, parce qu’elle me touche. Parce qu’elle est importante.

    Elle m’a fait pleurer ta petite fille quand j’ai lu son bouquin. Elle m’a surtout beaucoup fait rire depuis 5 ans. Ça fait quasiment 5 ans jour pour jour que je la connais, j’ai retrouvé des mails ce matin, ils datent d’avril 2011, objet « Poursuite twitter raclures ». Du Manuela tout craché. Combattante toujours.

    J’ai été maladroite plus d’une fois, elle ne m’en a jamais voulu, elle s’est foutu de ma gueule. S’il y a une question complètement con à poser tu peux être sur que je vais la poser. S’il y a une expression à ne pas employer dans le contexte actuel, tu peux être sur que je vais l’employer. Mais j’essaye d’être là. À ma manière ; maladroite et bienveillante.

    Je l’aime ta petite fille. Je l’aimerai toujours. Et ce billet qui me concerne au milieu de ce blog qui t’ait consacré, hé bien… Bah je ne sais pas quoi dire tant ça me touche. Je ne te connais pas et en même temps, ta petite fille a fait en sorte que tu existes à mes yeux. À nos yeux. Alice aussi. Une famille qui a ri, qui a pleuré, qui a réussi à s’en sortir.

    Ta petite fille est dans la transmission. Tout le temps. Elle transmet. Elle transmet de l’amour, des histoires, de l’Histoire avec un grand H, elle est passionnante.

    Cher Léon, tu ne pourras peut-être rien faire pour moi, mais sache que je pense à toi aujourd’hui. Tu as fait du bon boulot. Je ne connais pas le reste de ta famille, je ne connais pas ta vie, tu as été un bienfaiteur d’après ce que je comprends mais tu sais, ne serait-ce que d’avoir eu une petite fille comme Manuela, hé bien je te garantis que ne serait-ce que pour ça que ta vie aura eu un sens.

    Avec toute mon affection

    François Perrin.

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